L’entrainement et l'alimentation d’un cheval de course

L’entrainement et l'alimentation d’un cheval de course

Le 03/09/2011 | Réagissez à cet article 

Le cheval de course est un étalon que l’on choit et que l’on entraine constamment. Comme une voiture de Formule 1, il faut qu’il soit dans les meilleures conditions possibles pour effectuer les meilleurs résultats. Son cadre de vie en devient par la même occasion une véritable science qui s’allie à l’essence même du turf : les performances.

La préparation du poulain

Un poulain nait entre 1er janvier et le 30 juin en moyenne, ils vivent librement jusqu’à leurs 18 mois où ils sont débourrés c’est-à-dire qu’on les adapte à la selle et à la monte. C’est à ce moment la qu’on les confie à un entraineur. L’élevage des chevaux de course est alors primordial.

La préparation aux courses pour un poulain varie entre 8 mois et 1 an. On développe leur endurance et leur maniabilité dans le sens où le poulain doit être docile et réactif. On ne travaille pas encore leur vitesse car c’est une de leurs qualités intrinsèques.

L’entrainement quotidien

Tous les jours, le cheval préparé pour le turf sort avec son lad (jockey d’entrainement) et plusieurs de ses congénères. Les groupes de chevaux sont organisés en « lot ». A chaque lot correspond une spécificité et il existe selon les écuries de 2 à 4 lots. La sortie de chaque lot est fragmentée dans le temps. Par exemple le premier lot, composé des meilleurs éléments de l’écurie où des chevaux qui vont concourir très vite, va sortir juste avant le lever du jour. L’entrainement dure alors 1h à 1h30 et s’effectue par palier. D’abord le cheval marche au pas pour délier les muscles, puis au trot, ensuite au « galop de chasse » un galop plus lent pour former la musculature, et enfin le galop normal où le lad se met en véritable position de jockey.

Une à deux fois par semaine, une course de 800 à 3.000 mètres est organisée entre les congénères de l’écurie, c’est en général le meilleur qui gagne.

Pour ce qui est des courses d’obstacle, l’entrainement est lui aussi évolutif. D’abord on fait sauter le cheval de course au-dessus d’une barre posée au sol puis au galop en hauteur et enfin en groupe à vitesse soutenue.

L’alimentation

Le jeune poulain doit être nourri très tôt, dès le premier mois, en complément du lait maternel pour former son estomac et l’habituer à son régime particulier. Il y a un ordre et une quantité très précis des types d’aliments à faire ingérer au cheval car c’est un animal très sensible et sujet à des coliques. D’abord le faire boire, puis lui donner les fourrages et enfin les céréales comme l’orge, l’avoine… Le cheval de course doit manger 3 à 5 fois par jour selon des quantités particulières car ce n’est pas un ruminant et il possède un estomac petit pour sa taille (15 litres) et sensible.Il existe une multitude de céréales sur le marché : avoine, orge, son… souvent accompagnés d’additifs et

de compléments alimentaires chimiques. L’alimentation du cheval reste à l’appréciation de l’entraineur qui déterminera, en fonction de sa bête, la fréquence de ses repas et son contenu.


Photo : Sophie Thalmann, que vous pouvez retrouver sur Equidia.

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