Le Quinté x2 de BetClic Turf cartonne, le groupe enregistre des pertes

Le Quinté x2 de BetClic Turf cartonne, le groupe enregistre des pertes

Le 14/12/2011 | Réagissez à cet article 

Le dernier rapport de la Société des Bains de Mer (SBM) fait état d’une dégradation des comptes financiers de BetClic Everest Group (BEG). L’opérateur de jeux d’argent et de hasard sur internet a perdu près de 66,2 millions d’euros. Dans le même temps, son activité turf cartonne, avec le Quinté x2 de BetClic Turf depuis le 5 décembre.

Le Quinte x2 : 5.000 turfistes y ont participé

Sur le site BetClic Turf, on peut voir l’expert José Covès inciter les turfistes à faire les mêmes paris hippiques que lui. Et depuis le 5 décembre, la Quinté x2 a permis au site de turf de faire un bond de son chiffre d’affaire de près de 30% par rapport au mois précédent. Le principe est le suivant : les parieurs qui pronostiquent le bon Quinté 5/5 doublent leurs gains par rapport à d’habitude.

Ce ne sont pas moins de 5.000 turfistes qui y ont participé, si bien que le Quinté x2 sera reconduit ce week-end. Voilà qui peut redonner quelques couleurs au site de jeux, qui souffre d’une fiscalité qu’il juge écrasante.

Une aggravation de la situation financière

Après la publication des résultats du premier semestre en exercice 2011-2012, c’est un coup dur pour la SBM qui accuse un déficit de 33,1 millions d’euros. D’avril à septembre, la SBM, actionnaire a 50% de BetClic Everest Group, l’autre moitié étant détenue par Stéphane Courbit, le groupe a perdu 66,2 millions d’euro. Cette détérioration des finances est due « aux conditions d’ouverture du marché français des jeux en ligne ». Le groupe, pour qui le marché français est un marché-clé, doit maintenant supporter une « dépréciation partielle » qui a aggravé la situation financière de BEG.

Un marché français bien particulier

Il faut dire que  le système de taxation français est élevé, et il plombe les comptes de groupe.  Dans le même temps, les pouvoirs publics ne sont pas prêts à changer la fiscalité. L’autre raison de ce déficit viendrait des coûts liés à la reprise du groupe de poker en ligne Everest Poker. Pour rappel, BetClic Everest Group a racheté 60% du site de poker en 2009 pour 100 millions de dollars au groupe taïwanais GigaMedia.

Néanmoins, BetClic Everest Group reste le numéro 1 dans le milieu, mais avec des parts qui ont chutés le groupe ne devrait pas dépasser les 40% de part de marché à présent.

Trouver de nouveaux investisseurs

Ignacio Marto, le nouveau Directeur Général, mène également une restructuration depuis qu’il a été élu en octobre dernier. Mais celui-ci n’aurait guère de marche de manœuvre. Cette baisse des comptes de BetClic Everest Group est également gênant pour Stéphane Courbit, qui depuis juin est à la recherche de nouveaux capitaux. Après la controverse des 143 millions de dollars, faisant de Liliane Bettencourt une actionnaire dans les jeux en ligne à la hauteur de 20%.

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