Comment se remettre d’un Bad Beat ?

Comment se remettre d’un Bad Beat ?

Le 06/01/2010 | 1 commentaire

Le Bad Beat est l’appellation courante que l'on donne pour désigner un coup perdu alors qu’on avait pré-flop ou post-flop la « meilleure main », c'est-à-dire la main qui gagnera le plus souvent en terme de statistiques. Psychologiquement, c’est dur. Comment jouer après cette claque ?

Exemple de Bad Beat

Si vous possédez As-Roi en main, que le flop arbore As-10-2 et que votre adversaire ne possède qu’une main marginale comme 10-7 sans draw particulier (ni couleur ni suite), vous êtes le grand favori pour gagner le pot avec votre main. Sauf si un autre 10, ou qu’un 7 tombe, au turn ou a la river, vous gagnerez cette partie. Si en revanche c’est le cas, la main la plus marginale au début du coup sera gagnante. C’est un Bad Beat pour vous.

Le poker reste un jeu de cartes. Personne ne contrôle ce qui va arriver à la river ou au turn. Si les pourcentages sont si faibles pour la main dite « perdante », les probabilités ne restent que des chiffres liés au hasard du jeu. Tous les grands joueurs de poker font face à ce problème. Certains joueurs de poker expérimentent le « Bad Run » (ou la mauvaise passe) pendant plusieurs jours, voire plusieurs mois, et y font face bien plus que cela ne devrait, en théorie. Récemment, Chris Ferguson, connu pour avoir transformé 1 dollar en 10 000 dollars, a fait face a une très longue période de Bad Run.

Est il possible d’éviter un Bad Beat ?

Soyons clairs, il est tout bonnement impossible de l’éviter. Dans ces moments, il n’y a rien à faire spécialement. Inutile de blâmer le jeu ou les autres joueurs, ils ne contrôlent pas les cartes qui tombent, eux non plus. La chance au poker est une chose aléatoire que personne ne saurait prédire. Mais il est revanche possible de limiter les dégâts qu’il peut causer en connaissant les probabilités.

Les conseils pour jouer après un Bad Beat

Évitez le « Tilt » à tout prix

Lorsqu’une telle situation se produit, il faut tout d’abord l’accepter comme telle et essayer de prendre le plus du recul possible… et ne pas entrer en phase de tilt ! Le tilt, attitude qui correspond à vouloir jouer le plus de mains possibles, est la pire des choses pour récupérer ce que l’on vient de perdre. C’est tout bonnement ce qui vous plongera dans une perte plus grande encore.

La gestion de la bankroll est là pour « soutenir » psychologiquement ces mauvaises passes. Ainsi, lors d’une session de cash game par exemple, il est tout à fait possible que vous perdiez 2 voire 3 caves à la suite à cause de quelques mauvaises rencontres. Car évidemment, les mauvais coups concernent surtout les plus gros pots.

La pause lors des longues mauvaises sessions

Généralement conseillée, la pause dans le jeu permettra aussi de savoir quelle importance a le poker ou les jeux d’argent en général dans votre vie. C’est un bon moment pour réfléchir sur l’importance que vous y attribuez, et si vous êtes capable psychologiquement de poursuivre le jeu malgré ces coups durs, etc… Et de garder à l’esprit pour paraphraser Joe Hachem, « qu’il y a bien de belles choses à vivre en dehors du poker ».

Lors de votre reprise du jeu, il est souhaité de rendre son jeu plus serré et moins aventureux. Si chaque joueur possède évidemment son propre style, il est préférable de se rassurer et de gagner quelques mains. Pour le moral. Un jeu serré est souvent gagnant lors des parties à faible niveau là où les blindes sont peu élevées. Mais pas sans risque non plus.

Le jeu « loose » et les parties aux blindes peu élevées

Même si le poker n’est pas un jeu uniquement basé sur la chance et que tout un nombre de stratégies de jeu existe, il ne faut pas oublier les syndromes que peut générer sa trop forte popularité. Aux parties de cash game ou en tournoi où les blindes sont peu élevées (en cash game les parties sur internet de 0.01/0.02$ a 0.25/0.50$), les joueurs occasionnels auront tendance à caller (suivre) beaucoup trop souvent les tapis. Mêmes avec une main très marginale, ou même sans aucune main du tout ! Par exemple, un joueur à ce niveau vous suivra avec une petite paire alors même qu’un As est sur le flop. Il ne respectera aucune règle de base et vous suivra avec des mains très faibles. Ce qui peut passer pour un « Héros Call » est en fait un call d’une personne qui ne sait pas jouer. Ces situations peuvent être considérées comme des Bad Beats. Même s’il n’y a rien à faire dans ces situations, tachez tout de même d’éviter ce genre de joueurs. Il n’y a pas de honte à quitter une table pour en trouver une autre plus adaptée à son jeu.

Savoir gérer sa bankroll et la durée de ses sessions de jeu, savoir garder un mental d’acier lors de ses situations difficiles : voilà les idées clés qui devraient vous aider à surmonter ces périodes difficiles.

That’s Poker !


Photo : coup mythique entre Daniel Negreanu, abattu après son full aux 6 par les 5 contre le carré de 5 de Gus Hansen.

Vos réactions (1)
Guiz, le 05/03/2013

ahh les bad beats, j'ai connu les pires de ma vie en 2 heurs. Alors je perds avec un deux paire K et 4 contre un brelan de 2 avec une paire de 2 servie. perdu mon tapis. je recave, apres quelques mains je retombe sur une brelan de 4 avec une paire de 4 servie alors que j'ai une paire de 10 qui largement superieur au cartes du flop. je m'enerve je prends un break, une clop, je respire, je reviens, je recave et la devinez quoi? je reçois en pocket AA flop Qp5p K. le type bet 25, je relance de 50 et hop un 7trefle, je v all in il call et la devinez koi un pique, il gagne mon tapis. et la meilleure c que c'est le meme type qui ma choppé avec la pocket 4, j'en ai pas dormis et je remets en question mes qualité de joueurs


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