Le sulky pour les courses de trot attelé : sa définition, son histoire

Le sulky pour les courses de trot attelé : sa définition, son histoire

Le 18/07/2011 | 1 commentaire

Le sulky, c'est cet engin bizarre aux yeux de certains que l'on attelle à l'arrière d'un cheval destiné aux courses de trot attelé. Le driver s'installe sur son siège, à quelques dizaines de centimètres de l'arrière-train du cheval et pilote ce dernier grâce aux rênes qu'il tient entre ses mains.

Historique du sulky

Sulky est un terme anglais et il est bien difficile d'en trouver une traduction française correcte lorsqu'il s'agit de l'engin qui est utilisé dans nos courses de trot - chariot, calèche, charrette - en fait, aucun de ces termes n'est vraiment approprié et il est nettement préférable de conserver le terme originel « sulky » vraiment passé dans le langage de tous les jours.

En Amérique du Nord, vers la fin du XVIIIème siècle, les diligences étaient en voie de disparition et les véhicules à moteur n'existaient pas encore. Les gens aisés se déplaçaient beaucoup en sulky.

A cette époque lointaine, les courses de trot connaissaient un succès grandissant et tout naturellement, la quête de performances sans cesse croissantes a rapidement fait évoluer le concept.

La version moderne du sulky, asymétrique, a été inventée en Australie dans les années 1880. Elle a permis de pulvériser le record dans les années 90 aux Etats-Unis. Mais il faut savoir que d’autres types de sulky ont été mis en place : le sulky mono brancard, inventé en Australie et en Amérique du Nord au début des années 1970, a été rapidement interdit par les sociétés de trots car malgré leur efficacité et leur rapidité, elles enfreignaient les règles de la définition d’un sulky. Selon ces dernières, il est « un véhicule à deux brancards séparés et fixés de chaque côté du cheval ». Toutefois, ce genre de sulky a été utilisé et développé par les sulkies à deux trotteurs jusque dans les années 2000.

Une modernisation des sulkies pour une meilleure performance

Aujourd'hui, après avoir été en bois puis en acier, les sulkys de course les plus performants sont en carbone de même que les roues. Leur poids n'excède pas 15 kilos et leur prix par contre peut dépasser les 8.000 euros. Les fabriquants spécialisés dans ce type de matériel ont recours aux technologies les plus pointues pour améliorer la pénétration dans l'air, diminuer les frottements des roues, et optimiser le moindre détail qui fera gagner de précieux dixièmes de seconde.

Dans le petit monde des drivers, on sait que  les sulkys les plus performants permettent de gagner jusqu'à 2 ou 3 secondes sur un parcours, ce qui est énorme et se traduit à l'arrivée par un gain de plusieurs places ou de plusieurs dizaines de mètres.

A l'entraînement, on continue néanmoins d'utiliser des sulkys plus conventionnels, moins sophistiqués et par la force des choses, plus robustes et résistants dans le temps. L'objectif n'est évidement pas le même qu'en compétition où le moindre dixième de seconde perdu fait reculer d'une place. Comme dans de nombreux domaines, la course à l'armement ne s'arrête jamais et on l'on se retrouve dans un cercle soit vicieux soit vertueux, compte tenu des moyens financiers ou des résultats de son écurie. Vous l'aurez compris, il est préférable de courir avec un sulky à 8.000 euros plutôt qu'avec un autre à 500 euros.

Vos réactions (1)
Gress, le 09/10/2016

bonjour je cherche des amortisseurs pour mon sulky ils sont juste en dessous du siège mais en diagonale si je peux avoir des renseignement SVP merci de me répondre


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