Quand PokerStars menace de quitter le marché français

Quand PokerStars menace de quitter le marché français

Le 30/06/2011 | Réagissez à cet article 

Lors des 2èmes assises des jeux d’argent en ligne, des tables rondes organisées pour donner un compte rendu sur la libéralisation depuis un an ont conclu qu’elle avait des effets mitigés, notamment à cause de la politique de taxation. Ainsi, le directeur général de PokerStars France, Alexandre Balkany, menace de quitter le marché français pour cette raison.

Comment expliquer que le groupe souhaite s’effacer du marché français

Le groupe a sa place sur le marché des jeux en ligne puisqu’il constitue 40% du marché. Toutefois, il y a une inégalité entre les bons joueurs et les « petits » qui voient leur argent s’envoler par les premiers. Les petits joueurs jouent moins et le groupe perd de l’argent. Le site offre alors moins d’avantages et les gros joueurs partent vers des sites illégaux. En effet, le taux de redistribution est de 85% en France et de 95% à l'étranger.

Ainsi, Alexandre Balkany a déclaré que « 10% des joueurs de poker font 80% du chiffre d’affaires. Si la loi n’évolue pas, les gros joueurs partiront et le marché s’effondrera ».

De plus, en ce qui concerne le poker, l’inscription sur le site est assez longue et complexe pour l’internaute. Les conditions d’inscription et de validation des comptes joueurs sont d’autant plus complexes qu’il faut parfois envoyer des documents par la poste, pour remplir les conditions de légalité.

Des solutions sont évoquées pour redresser cette situation

Le Sénateur François Trucy, qui est intervenu avant la première table ronde, a déclaré vouloir mettre en place plusieurs mesures pour redresser le marché des jeux d’argent en ligne. En ce qui concerne le poker, il souhaite instaurer une taxe sur le produit brut des jeux, comme certains pays qui ont libéralisé leur marché.

Une baisse de régime est affirmée pour les paris sportifs

En France, ce type de marché connait des difficultés économiques, plus spécialement sur les paris sportifs. Bwin a ainsi déclaré lors de la rencontre que le groupe avait « enregistré une baisse de 30% au premier trimestre 2011 ». Cette difficulté est prise en compte par Bwin, qui souhaite que la situation s’améliore : « il n'est pas normal que pour un marché qui vient de s'ouvrir, on observe déjà un repli de 11% des enjeux. C'est du jamais vu en Europe : la taxation est au coeur du problème ». Aussi, l’ARJEL a constaté une baisse de 26% au premier trimestre 2011 par rapport aux trois mois précédents.

Une difficulté qui est également affirmée par le géant PMU

PMU, qui détient une grande partie du marché hippique, n’a pas caché sa perplexité face au marché français. En effet, Benoît Cornu, directeur de la communication de PMU, a déclaré « Nous avons perdu 20 points de parts de marché ».

Le sénateur avait estimé que la législation sur le marché en ligne ne connaitrait pas de transformations avant la fin de l’année 2012. D’ici là, espérons que les opérateurs français se maintiennent sur le marché.


Photo : Gaël Monfils, joueur sur PokerStars.

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