Xavier Niel et Chilipoker : l’échec du poker en ligne en France

Xavier Niel et Chilipoker : l’échec du poker en ligne en France

Le 09/07/2012 | Réagissez à cet article 

Xavier Niel n’a pas réussi à bouleverser le marché des jeux en ligne, Iliad vient d’annoncer son retrait du secteur avec la fermeture prochaine de Chilipoker. Les pertes trop conséquentes enregistrées sur cette activité et le peu de visibilité au niveau fiscal en France sonnent la fin du poker en ligne chez Iliad.

Une rentabilité en berne

4 millions d’euros de pertes sur deux ans, c’est le bilan financier définitif de Chilipoker, qui n’a jamais réussi à s’imposer sur son marché. Dans les faits, le site ferme définitivement ses portes le 9 juillet,  tous les membres se verront payer leurs gains éventuels et rembourser les sommes disponibles sur leurs comptes. Le chiffre d’affaires s’élevait seulement à 1,2 million d’euros pour l’année 2011, insuffisant selon Iliad pour continuer à soutenir l’activité au regard des pertes cumulées. Xavier Niel se heurte ici à un échec, mais qui reste à relativiser au regard des résultats de certains de ses concurrents.

Le poker en ligne, des fermetures qui se multiplient

La dérégulation du poker en ligne en France n’a pas fait émerger un modèle économique rentable pour les nouveaux entrants. Depuis juin 2010, date à laquelle la libéralisation est devenue officielle, les fermetures se sont multipliées pour des raisons majoritairement financières, avec pas moins de 7 cessations d’activités pour l’année 2011. Il reste désormais 32 opérateurs sur le marché, pour des résultats qui laissent dubitatifs sur la pérennité à long terme du secteur.

Pour l’année dernière, BetClic avait annoncé 90 millions d’euros de pertes ou bien encore 30 millions d’euros pour LB Poker. La fiscalité française est souvent montrée du doigt pour expliquer ces résultats calamiteux.

Une taxation confiscatoire ?

Les opérateurs n’hésitent pas à se plaindre d’une fiscalité qui empêcherait en France le développement du poker en ligne. La taxe sur les mises des joueurs (2 %) et un taux de reversement limité à 85 % sont dans la ligne de mire des acteurs du marché qui plaident notamment pour une taxation sur le produit brut des jeux. À quand une nouvelle législation ? Le législateur ne semble pas en faire sa priorité du moment…

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