Les bookmakers prêts à investir dans le sport pour attirer des joueurs

Les bookmakers prêts à investir dans le sport pour attirer des joueurs

Le 29/03/2010 | Réagissez à cet article 

La nouvelle loi qui devrait être validée mercredi et jeudi prochains à l'Assemblée Nationale, ouvrira le marché aux jeux d'argent en ligne. L’argent dépensé en communication et en sponsoring sera important.

Les bookmakers et le sport : je t’aime, moi non plus

Nous avions vu qu’avec la libéralisation des jeux en ligne s’accompagnera des règles strictes quant au fonctionnement des paris  en ligne sur les compétitions. Les organisateurs des évènements sportifs et les « bookies » devront s’entendre, d’où un rapport entre monde du sport et bookmakers qui se complexifie pour, au fond, le bien de tous. Chacun devra jouer la transparence.

Les plus grands bookmakers n'ont pas attendu la loi qui régulera le marché pour contracter multiples partenariats. Selon François Guyot, directeur général de Sport Market, « des montants élevés ont déjà été signés, environ 40 millions d’euros par an ».

On le sait bien, le football est le sport le plus médiatisé et le plus suivi en France. Nombreuses équipes de Ligue 1 ont déjà signé des contrats de sponsoring avec des sites de paris sportifs. L'OM et l’OL, qui reçoit Bordeaux au stade Gerland mardi soir en quart de finale de la Ligue des Champions, auront BetClic sur leurs maillots, le site dépensant approximativement cinq millions d'euros par saison pour chacun des deux clubs. Le RC Lens recevra un million d'euros par saison de la part de FrancePari. Le plus connu en Europe, Bwin, qui est déjà présent sur les maillots du Real de Madrid et du Milan AC, aura aussi une influence certaine dans le sport de haut niveau. Il en va de même pour Unibet.

Des millions et des millions

Selon Francis Merlin, consultant et directeur général du salon des jeux en ligne de Monaco, les opérateurs sont prêts à dépenser entre 150 et 200 millions d'euros sur trois ans dont la moitié en sponsoring. Ce sont des sommes exorbitantes qu’ils utiliseront pour se préparer à la concurrence et être en première position pour attirer un public sportif ou du moins amateur.

Le Centre National de Développement Sportif (CNDS) touchera de 1,3 à 1,8% des mises jusqu'en 2012 pour un total de 18 millions d'euros. Les fédérations recevront aussi de belles sommes car les bookmakers devront les payer pour pouvoir organiser les mises à cotes. Une chose est sûre, tout le monde défend son bout de gras. Reste à voir qui seront plus gagnants que les autres.


Photo : Wayne Rooney, qui évolue à l'attaque de Manchester United.

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