Les jeux d'argent en temps de crise : on fait le point

Les jeux d'argent en temps de crise : on fait le point

Le 26/11/2013 | Réagissez à cet article 

La crise dure et perdure depuis 2008, chaque année le pouvoir d’achat des Français se dérobe, tout comme une partie de leurs idéaux. Face à une telle situation, les jeux d’argent représentent une réelle porte de sortie pour une vie plus douce.

Une croissance exponentielle en l’espace de 50 ans

Un chiffre parle de lui-même, entre 1960 (début de la démocratisation des jeux d’argent dans toute la France) et aujourd’hui, le chiffre d’affaires lié à cette industrie est passé de 100 millions d’euros à 12 milliards d’euros. Bien sûr, en l’espace d’un demi-siècle la Loterie Nationale puis la FDJ ont su développer les jeux de grattage ou encore les variantes du LOTO (plusieurs tirages par semaine, Euro Millions, etc…). Les médias ont eu leur rôle à jouer, notamment grâce aux tirages télévisés (dès 1976).

Cette croissance est aussi liée au fait que les particuliers ont profité de certaines avancées sociales et ont donc disposé de plus de liquidités au fil des années. Seulement, depuis quelques années, ce même « pouvoir d’achat » est en diminution et les dépenses sont plus rationnelles.

Des mises pourtant en hausse continue

Selon l’Observatoire du jeu, la mise moyenne en France est en constante augmentation, preuve une fois de plus que les jeux d’argent représentent une porte de sortie. En 1999, soit il y a 14 ans, la mise moyenne par joueur était de 175 euros, elle est de 460 euros à ce jour. La hausse est donc de 260%. A contrario, le nombre de joueurs à quant à lui diminué en passant, sur la même période, de 33 à 26 millions.

Autre élément intéressant, en 1999, il y avait plus de 43 000 points de vente en France, il n’y en a « plus que » 34 000 en 2013. Toutefois, les comportements changent et de plus en plus de joueurs passent par le média Web (très développé au sein de la FDJ).

Enfin, au niveau sociologique, les jeux d’argent sont le seul moyen pour faire fortune. Face à une grande difficulté de prendre l’ascenseur social (travail précaire, niveau moyen d’étude élevé, etc…), les Français optent pour le hasard. N’oublions pas que c’est aussi un important moyen pour se sociabiliser (dépense récréative réalisée dans une espace public : bureau de presse, bar-tabac, etc…)…

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