Les paris sportifs en baisse, l’ARJEL veut un changement de fiscalité

Les paris sportifs en baisse, l’ARJEL veut un changement de fiscalité

Le 24/01/2012 | 1 commentaire

Le bilan de l’ARJEL 2011 est contrasté. En effet si le LOTO -  vu le record historique de la Française des Jeux - et les casinos ont été plébiscités par les joueurs, les paris sportifs échappent à l’engouement.  Contrairement à leurs voisins européens anglais et italiens, les Français n’ont pas encore acquis la culture du pari sportif.

Les Français boudent les paris en ligne

L’ARJEL, l’autorité de régulation des jeux en ligne a dressé son bilan 2011 et si le poker en ligne et les paris hippiques rencontrent un vif succès, il n’en va pas de même pour les paris en ligne. Les Français boudent les paris sportifs alors que cette année a été une année record pour le LOTO, établissant un nouveau record de gain pour la Française des Jeux.

Les Français ont ainsi misé l’an passé pas moins de 31,6 milliards d’euros, soit deux fois plus qu’il y a dix ans. Faisant office de mauvais élève, le pari en ligne ne connaît pas le même succès que ses confrères : les paris en ligne ont baissé de 20% au quatrième trimestre 2011 alors que dans le poker en ligne et les courses hippiques ont clairement augmenté.

Les opérateurs sont juste organisateurs de paris

Ce manque d’engouement est justifié par le manque de culture des paris sportifs des Français. Contrairement à leurs homologues européens, les Français n’ont pas été éduqués ni accompagnés pour comprendre le pari sportif. C’est en tout cas l’un des explications que donne Jean-François Vilotte, président de l’ARJEL dans son bilan 2011. Il explique que depuis l’ouverture du marché des jeux en France, il y a un an et demi, les accords passés entre les opérateurs de paris et les médias sportifs n’ont pas été exploités à leur juste valeur. Les opérateurs se contentant juste d’être des organisateurs de paris et n’inculquent pas de réelle éducation au pari sportif.

Revoir la fiscalité et les taxations

Pourtant dans alternatives comme le « live betting », qui consiste à parier en direct sur un événement, qui rencontre un gros succès Outre-Manche (près de 85% des paris) est très peu développé chez nous alors qu’il est autorisé : à peine 50% des paris en ligne. Le « live betting » est considéré comme essentiel pour un site de pari en ligne puisqu’il génère énormément de trafic. Mais si le pari en ligne rencontre si peu de succès en France c’est à cause du modèle économique et fiscal, très peu adapté à lui.

Dès juin 2010, à l’ouverture du marché des jeux d’argent français à la concurrence, les opérateurs l’avaient signalé au législateur. Aussi l’ARJEL préconise un « changement d’assiette et de taux de fiscalité ». Les opérateurs ne sont pas rentables en France et si le gouvernement ne veut pas voir surgir une activité parallèle, il va devoir revoir en profondeur la fiscalité et le niveau de taxation français sur les paris sportifs.

Vos réactions (1)
Vincent, le 24/01/2012

Bonjour, Je réagis sur la phrase "Les opérateurs ne sont pas rentables en France" : il serait franchement plus honnête de dire "Les opérateurs sont moins rentables en France qu'ailleurs". Ils doivent avoir une marge inférieure en France parce qu'on ose leur demander de payer des taxes. Je pense qu'on regarde à l'envers : si les autres pays taxaient ces opérateurs comme ils devraient l'être et qu'ils ne puissent pas faire toutes leurs activités depuis des paradis fiscaux, peut-être qu'on aurait une vraie image de la réalité. Vincent


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