SAjOO et BetClic remettent en cause le « droit au pari »

SAjOO et BetClic remettent en cause le « droit au pari »

Le 31/07/2010 | Réagissez à cet article 

A une semaine de la reprise de la Ligue 1 de football en France, les bookmakers SAjOO et BetClic remettent en cause le principe du droit au pari.

Des conditions « inacceptables »

Même si SAjOO, l’opérateur du groupe de presse Amaury, propose depuis une semaine plus de 750 paris sur le football français, son directeur Christophe Blot remet sérieusement en cause le principe du droit au pari, qui oblige les sites de paris sportifs à contracter avec les organisateurs de compétitions sportives. SAjOO a été contraint de signer ce contrat pour conserver l’offre la plus compétitive et ce malgré des conditions irréalistes.

De même pour BetClic. L’opérateur a également signé le contrat entérinant le droit au pari avec la Fédération Française de Football et la Ligue de Football Professionnel. Un contrat jugé « inacceptable » par le groupe. Isabelle Parize, vice-président de Mangas Gaming, traduit le sentiment d’être piégé, celui qu’éprouvent nombre d’opérateurs de jeux légaux. « Nous avons à cœur de proposer aux très nombreux joueurs de notre site des paris sur le football français dans un cadre éthique et responsable. Pour ce faire, BetClic s’est vu contraint de signer avec la Fédération Française de Football et la Ligue de Football Professionnelle un contrat entérinant le droit au pari malgré des conditions contractuelles que nous jugeons inacceptables. Cependant les termes de ce contrat avaient été acceptés il y a quelques jours par les deux anciens monopoles, le PMU et la Française des Jeux, nous imposant par conséquent de les accepter aussi en l’état si nous souhaitions proposer des paris sur ces matchs ».

Les raisons de la colère

Il faut rappeler que la loi sur les jeux d’argent en ligne prévoit une taxe sur les paris sportifs. La loi a institué un droit au pari entre les fédérations sportives et les opérateurs afin de financer la lutte contre la fraude. La loi a simplement précisé que ce droit devait faire l’objet d’une redevance supplémentaire sur le montant des paris engagés, sans en fixer le montant. Une redevance qui lèse fortement les gains des opérateurs.

Mais ce droit ne se limite pas à l’exploitation des paris mais inclut également des droits qui n’appartiennent pourtant pas à la FFF ou à la LFP. Telle que la transmission d’informations confidentielles sur l’activité des opérateurs et qui ne représentent aucune nécessité vis-à-vis du droit en question.

A la vue des conditions dans lesquelles se sont déroulées ces négociations, SAjOO et même BetClic réfléchissent actuellement à d’éventuelles voies de recours possibles. En effet, la signature du contrat, et donc de ses termes, est devenue obligatoire à partir du moment où deux autres opérateurs le signaient aussi. Ce fut le cas lorsque le PMU a été le premier à signer le contrat d’adhésion pour le football, envoyé à l’ensemble des opérateurs. PMU.fr et la Française des Jeux sont d’ailleurs deux opérateurs partenaires marketing de la FFF et de la LFP.

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