Taxer les paris sportifs, une solution pour les Etats en difficulté ?

Taxer les paris sportifs, une solution pour les Etats en difficulté ?

Le 26/06/2010 | Réagissez à cet article 

La Grèce s’apprête à présenter en consultation publique un nouveau cadre réglementaire pour les jeux en ligne, dans lequel une taxation des paris sportifs pourrait rapporter gros. Les paris sportifs comme solution pour renflouer les comptes, c’est aussi ce qui semble être à l’étude en France.

Renflouer les caisses grâce aux jeux en ligne

Dans la situation dans laquelle se trouve la Grèce actuellement, tous les moyens sont bons à prendre afin de sortir la tête de l’eau. Pour ce faire, un nouveau cadre réglementaire des jeux en ligne doit être présenté en consultation publique. Sans modifier le monopole de l’OPAP sur les paris sportifs et la loterie, ce projet consisterait à taxer ses bénéfices. Entre ces taxes et l’attribution de licence pour le poker et les casinos, le pays espère engranger 1,3 milliards d’euros d’ici 2012.

Une idée qui semble également être à l’ordre du jour en France. Le quotidien « Le Monde » révèle en effet qu’une taxe sur les paris sportifs serait toujours à l’étude afin de lutter contre la pauvreté. Il faut dire qu’il en avait bel et bien été question lors des débats parlementaires concernant la nouvelle législation des jeux en ligne.

L’ARJEL avait pourtant promis une « stabilité » des taxes

Cependant, l’Etat français taxe déjà les jeux en ligne, sans exception pour les paris sportifs qui sont taxés sur les mises à hauteur de 7,5%, dont 5,7% reviennent à l’Etat et 1,8% à la Sécurité Sociale. A ce coût dit « légitime » par Eric Woerth, à l’époque ministre du budget, les opérateurs de jeux doivent ajouter 1% des mises qui iront au centre national du sport. Une taxation déjà bien lourde et critiquée par bon nombre d’opérateurs de jeux qui ne sont sans doute pas prêt à voir s’allonger la liste des taxes à payer. D’autant plus que Jean-François Vilotte, président de l’ARJEL, avait clairement expliqué au début du mois de juin, « qu’il n’y a pas d’objectifs de rentrées fiscales » et qu’aucune hausse des taxes n’était à prévoir. Il fallait selon lui plutôt s’attendre à « une stabilité ».

Si la solution miracle de taxer les paris sportifs semble intéresser la Grèce, la France aura sans doute des difficultés pour faire passer la pilule auprès d’opérateurs de jeux qui ont déjà du mal à se satisfaire de la situation actuelle.

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