Jeux "faussement gratuits" : que dit Google ?

Jeux "faussement gratuits" : que dit Google ?

Le 23/07/2014 | Réagissez à cet article 

Suite à de nombreuses plaintes, la commission européenne a décidé de sévir contre les jeux faussement gratuits. A ce titre, Bruxelles a demandé à Google de ne plus indiquer le terme « gratuit » sur des jeux qui ne le sont pas.

Une gratuité toute relative

Tous les possesseurs d’un smartphone se font fait berner à un moment ou à un autre par ces applications dites gratuites, mais qui ne le sont en vérité pas du tout. Une fois le jeu ou l’application téléchargée, il est alors nécessaire de débloquer des bonus pour l’utiliser partiellement ou complètement.

A cet instant, il faut donc payer une certaine somme pour utiliser cette application. Dans ce contexte, l’utilisation est biaisée et l’utilisateur quelque peu berné. A ce titre, Bruxelles souhaite que Google n’indique plus le terme « Gratuit » pour ces applications et bien sûr qu’elles ne soient plus classées dans la rubrique des applications gratuites.

Cela ne se déroule pour l’instant que chez Google Play car uniquement les applications Android sont visées. Il est important de noter que cette modification concerne des jeux très populaires comme Candy Crush, Clash Of Clans ou encore Temple Run. De son côté, Google a indiqué que tout cela serait remis en ordre d’ici au mois de septembre. Aussi, un mot de passe obligatoire devra être donné avant tout achat (des cas d’enfants achetant pour 2 000 euros de bonus ont été recensés).

Des tromperies commerciales selon Bruxelles

Ces pratiques commerciales sont dites trompeuses par Bruxelles et le consommateur ne s’y retrouverait pas toujours selon l’autorité européenne. Le système économique des entreprises proposant ces applications est simple. Une fois le consommateur rendu addict, il doit alors réaliser des micro-paiements (1,2 ou plusieurs euros) pour avancer dans un jeu, gagner des vies ou encore acheter des armes pour les personnages principaux.

Des éditeurs comme King et SuperCell captent ainsi des millions d’euros de façon quotidienne. Soulignons qu’il ne s’agit pas du modèle économique qui est mis en cause, mais bien le manque de transparence au moment du téléchargement.

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